lundi 18 janvier 2010

Séances supplémentaires

Veuillez bien noter les séances supplémentaires programmées jusqu'en mai (programme ci-contre).

jeudi 14 janvier 2010

Entre soulagement et accablement

Chers amis, dans l'accablement terrible sur Haïti, deux motifs de soulagement : des nouvelles de quelques amis. Et ce message après beaucoup d'inquiétudes.
PHT
Cher Tavoillot,
Je vous remercie pour votre e-mail. Je vais bien mais les nouvelles sont accablantes. L'ENS de port-au-prince s'est littéralement écroulée alors qu'il y avait encore des étudiants qui passaient des examens, des professeurs et du personnel administratif. Les moyens manquent et les gens sont encore sous les décombres. Je n'ai pas encore des nouvelles de Bérard. Je sais qu'il devrait être à une réunion au moment du séisme. Le problème aussi en ce moment c'est l'impossibilité de rentrer en contact avec qui ce soit. Les téléphones ne marchent pas, les rues sont jonchées de cadavres, et la circulation est impraticable. On attend encore les secours pour commencer à enlever les masses de béton de L'ENS qui s'amoncellent. Je ne peux qu'espérer que le pire soit derrière nous. Mais le sort s'achane sur Haiti avec une main de fer. Je ne peux pas croire tout ce que voit ma seule génération.
Je vous remercie encore pour votre soutien moral. Merci d'avoir toujours été là pour moi. Je vous tiens au courant des nouvelles dès que je les ai.
Josué.

Haïti

Après les nouvelles terribles d'Haïti, nous pensons à tous nos amis, notamment aux étudiants de l'Ecole Normale Supérieure d'Haïti.

transmises par Jacky Dahomay

mercredi 9 décembre 2009

Retraite et droit au répit

Paru dans la Tribune ce 9 décembre


Pour une retraite tout au long de la vie

Il y a une énigme dans le débat sur les retraites. On sait au moins depuis le Livre blanc de 1991 que le système actuel ne peut pas tenir — il y a toujours plus de pensionnés pour moins de cotisants —, et pourtant les réformes peinent à se mettre en place et accumulent les retards. On a identifié avec certitude les trois leviers d’action possibles — revoir la durée de cotisation, retarder le départ en retraite, abaisser le montant des pensions —, mais, faute de consensus, il est impossible de les mettre en place de manière équilibrée. On nous a expliqué que la répartition était menacée par la démographie, tandis que la capitalisation était mise en péril par les soubresauts de la finance, mais la combinaison des deux reste toujours incertaine. Pourquoi un tel écart entre le diagnostic et la thérapie ? Sans doute parce que, en France tout au moins, la force du symbole prend souvent le pas sur la puissance du réel ; et le XXe siècle a tellement peiné à réaliser les rêves du XIXe qu’on voit mal comment le jeune XXIe mettrait tout cela à bas d’un seul coup d’un seul.

Et pourtant, il le faudra bien. Mais cela ne se fera de manière pacifiée que si l’on déplace vers le terrain du symbole et du sens sans se contenter d’un discours exclusivement technique, comptable et négatif. Car, ce n’est pas en insistant sur les seules contraintes démographiques, économiques et budgétaires — pourtant incontestables — qu’on parviendra à concurrencer et relancer l’épopée des conquêtes sociales. Or, en répétant depuis presque vingt ans qu’« on va dans le mur ! », on a fini par oublier que la réforme des retraites mettait aussi en jeu des dimensions existentielles et positives. Les questions sont pourtant massives : que faire du temps gagné sur la mort ? Doit-il être affecté à la période inactive de l’existence alors même que le travail continue d’être le principal vecteur d’identité de la personne ? La retraite, jadis conçue comme un bref repos après une vie de labeur, doit-elle constituer la majeure part de l’existence ? Faut-il se résoudre à la perspective d’une vie ainsi découpée : 30 ans de formation ; 30 ans d’activité ; 30 ans de retraite ? En admettant même que ce soit possible, est-ce souhaitable ?

Rien n’est moins sûr. On le perçoit d’emblée pour les deux premières périodes. La formation se fait « tout au long de la vie » et déborde de la seule jeunesse : au-delà de l’éducation initiale, c’est une nécessité de la vie professionnelle (formation continue) et c’est une aspiration de la période post-professionnelle (université du 3e âge, reprise tardive d’études). De la même manière, l’exigence d’une activité rémunérée, concerne aussi bien la jeunesse (le job) que la vieillesse (la seconde carrière). Et si nombre de nos concitoyens aspirent à la retraite, ce n’est pas pour cesser toute espèce d’activité, mais de plus en plus, pour en envisager une autre, plus sereine, moins frénétique et peut-être plus libre (comme le montre le succès de l’auto-entrepreneur). Il y a donc aussi une « activité tout au long de la vie »

Alors pourquoi ne pas envisager, dans le même esprit, la possibilité d’une sorte de « retraite tout au long de la vie » ? Imaginons que l’on décide de repousser l’âge de la retraite à 70 ans, mais qu’en contrepartie chaque salarié dispose d’un « droit au répit » d’un ou deux ans au cours de sa carrière professionnelle. Est-ce un doux rêve ? Pas tout à fait. La Suède a offert la possibilité d’une telle année sabbatique rémunérée sans aucune espèce de justification médicale ou professionnelle. L’idée était simple : puisque l’espérance de vie nous fera travailler beaucoup plus longtemps, il faut proposer une année de retraite au choix avant la retraite plus tardive. Tout le monde y gagne. Inutile de dire que cette mesure n’avait pas suscité l’enthousiasme des experts de l’OCDE chargés du rapport sur la Suède (2005) : économiquement absurde, disaient-ils. Elle est pourtant pleine de sens. Car il suffit de regarder autour de nous : le désir de souffler un peu, de prendre du recul, de sortir de la frénésie quotidienne est ce qui réunit l’immense majorité des salariés, dans un contexte professionnel qui s’est considérablement durci et où la pénibilité a changé de nature. Est-il interdit de penser qu’il y aurait, dans ce « droit au répit », un symbole suffisamment puissant pour envisager autrement — et de manière plus positive — la réforme des retraites ?

samedi 24 octobre 2009

Programme (enfin) disponible

Chers amis,

j'ai le plaisir de vous annoncer (voir ci-joint) que le programme 2009/2010 est (enfin) disponible. Merci de votre fidélité.
D'autres séances sont en cours de programmation : veuillez consulter les actualités pour les connaître.
Bien cordialement,
PHT

samedi 19 septembre 2009

Programmation fin 2009

Nous mettons la dernière main au programme de cette année. 
Notez déjà que deux conférences auront lieu 
• Le samedi 14 novembre (14h-17h amphi Descartes) : Corinne Pelluchon et Ruwen Ogien
• Le samedi 12 décembre (14h-17h amphi Descartes) : Susan George

Tous les détails et la suite dans quelques jours.
Merci de votre patience
PHT

samedi 18 juillet 2009

Le programme 2009/2010 du Collège de Philosophie

Le programme 2009/2010 du Collège de Philosophie sera disponible à partir du 15 septembre. Si vous souhaitez être inscrit sur la liste de diffusion, envoyez un message « Inscription » à cette adresse : 
collegedephilo@aol.com
Bon été !