mardi 24 mai 2011

Philosophie et politique de la jeunesse

La dernière conférence publique de l'année universitaire aura lieu ce Samedi 28 mai (Sorbonne, amphi Michelet, 14h-17h : entrée au 46 rue Saint Jacques) sur Philosophie et politiques de la jeunesse.
Nous aurons le plaisir de recevoir Martin HIRSCH, Directeur de l'Agence Française pour le Service Civique.
Il échangera avec Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot du Collège de Philosophie.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

dimanche 1 mai 2011

ANNULATION DE LA SEANCE DU 7 MAI !!!

Chers amies et amis du COLLEGE DE PHILOSOPHIE,

Nous sommes au regret d'annoncer l'annulation de la séance du 7 mai 2011 consacrée au « Nouveau désordre intellectuel ».

La prochaine séance de notre cycle se tiendra le SAMEDI 28 MAI (14h-17h) : PHILOSOPHIE ET POLITIQUES DE LA JEUNESSE avec comme invité principal MARTIN HIRSCH.

Débats animés par Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot

mercredi 30 mars 2011

Déclin de l’Occident ?

Chronique de P.-H. T parue dans La Tribune, le 23/03/2011

    Voilà dix ans que l’histoire du monde ne cesse de s’accélérer. Depuis le 11 septembre 2001 exactement, quand, après avoir cru un bref instant à la fin de l’histoire, on perçut soudain l’augmentation de la fréquence des événements planétaires. Depuis tous ou presque, semblent attester le scénario d’un déclin de l’Occident. Le 11 septembre apparut ainsi comme la contestation radicale du modèle démocratique ouvrant la perspective d’un choc des civilisations. Le 15 septembre 2008, début révélé de la crise financière, fut interprété comme le commencement la débâcle du capitalisme et l’affaiblissement de l’hyperpuissance américaine, mise en échec sur tous les fronts. Depuis le 11 mars 2011, enfin, nous assistons à la pire catastrophe qu’ait connu un pays développé, obligé de reconnaître aussi bien face à une nature déchaînée que face à ses propres créations technologiques : no, we cannot ! La modernité occidentale serait ainsi ébranlée dans ses trois contributions majeures, historico-mondiales : la démocratie, le capitalisme et la techno-science. L’hubris (la démesure) d’une maîtrise par l’homme de son destin semble trouver dans ces trois coups du sort sa punition et son terme. Requiem in pace : l’Occident est fini !
    Voilà ce que nous allons entendre dans les prochains jours. C’est beau, c’est crépusculaire, c’est tragique ! Mais est-ce exact ? C’est ce dont on peut douter, et en tout cas discuter pour au moins trois raisons.
    1) D’abord, dans la série actuelle, il y a au moins une bonne nouvelle : les révolutions arabes. Certes, on ne sait pas encore ce que cela va donner, et il se pourrait bien que, pour certaines, elles soient ou étouffées dans l’œuf ou peu libérales dans leurs motifs. Mais il n’empêche que, pour la première fois depuis dix ans, l’islamisme radical paraît ringard et dépassé. A l’inverse, l’attrait pour le libéralisme politique et pour les valeurs démocratiques n’a jamais semblé aussi puissant. Et ici, ce n’est pas le Nord (ou l’Occident) qui convertit (croisade), impose (colonialisme) ou exporte (impérialisme) son modèle, mais c’est le Sud (ou l’Orient) qui se dirige de lui-même vers le lieu de « rendez-vous des civilisations » (Youssef Courbage et Emmanuel Todd, seuil, 2007) en inventant son propre chemin.
    2) Ensuite, l’exigence qui se manifeste à travers ces trois séries d’événements ne tend certainement pas vers un fatalisme satisfait ou une volonté de « lâcher prise », mais au contraire vers un surcroît de maîtrise. Les crises actuelles, qu’elles soient politiques, économiques ou environnementales, ne suggèrent pas qu’il faille arrêter la démocratie, le capitalisme ou la science, mais elles invitent au contraire à être davantage démocrate, plus efficacement et sagement capitaliste et, encore plus scientifique, pour tenter de mesurer les risques et les périls de nos propres actions. Il faudra, plus que jamais, dans les débats à venir se méfier des séductions de la Révolution ou des oripeaux de la pensée réactionnaire (cumulables d’ailleurs dans l’espoir impuissant et douteux d’une révolution conservatrice), pour se consacrer à la seule tâche qui mérite d’être accomplie et qui est assez difficile comme cela : la réforme.
    3) De ce point de vue, l’urgence est la gouvernance mondiale : ou comment piloter de manière plurielle une modernité et une planète qui tend à être de plus en plus commune ? C’est le grand défi de la mondialisation, celui d’une justice globale, d’une prospérité partagée et durable, d’une démocratie planétaire. Dans ce formidable challenge, l’Occident doit se garder autant du doute que de l’arrogance, qui sont ses deux tentations perpétuelles. Mais on oublie trop souvent qu’il n’est aucune idée plus consubstantielle à l’Occident que celle du déclin de l’Occident. Qu’elle fleurisse encore et toujours est donc plutôt un signe de bonne santé !

samedi 5 mars 2011

Séance philosophie de la Méditerranée

La séance du Collège de Philosophie sur Philosophie de la Méditerranée (Henri Guaino, Alain Cabras) est confirmée à 14h30-17h dans l'Amphi Michelet de la Sorbonne (entrée par la rue Saint Jacques).

mardi 8 février 2011

La guerre des âges n’aura pas lieu !

Chronique de P-H Tavoillot parue dans La Tribune, le 24/12/2010

Comme chaque année, les fêtes de noël vont sceller les retrouvailles familiales, pour le meilleur comme pour le pire. Il y aura les réveillons, les cadeaux, la joie d’être ensemble, mais aussi le retour des jalousies, le bruit sourd des non-dits … et les discussions politiques à la fin d’un repas qui avait pourtant si bien commencé ! Bref un petit condensé, très révélateur de la vie familiale d’aujourd’hui. C’est donc l’occasion rêvée de revenir sur un thème qui a pris de l’ampleur dans l’espace public ces dernières semaines, notamment lors du débat sur les retraites, à savoir l’idée d’une guerre des âges ou des générations actuelle ou à venir. Après la lutte des classes, des races ou des sexes, voici que serait venu le temps d’un nouveau conflit, dont certains nous annoncent, depuis quelques temps déjà, qu’il sera d’une violence inouïe.
Trois phénomènes massifs plaident aujourd’hui pour un tel scénario. Il y a d’abord la structure du travail en France, où ceux qui ont les places — disons les adultes salariés — s’attachent aussi bien à empêcher les jeunes d’entrer qu’à pousser les vieux dehors. Il y a ensuite le fonctionnement de l’Etat-providence, qui voit une génération bénie — celle de Mai 68 — bénéficiaire des allocations familiales du temps de sa jeunesse et de généreuses retraites du temps de sa vieillesse, se heurter à une génération maudite, née dans la crise et sans garantie pour son avenir (voir ici les travaux de Louis Chauvel). Il y a enfin le vieillissement général de la population — et de l’électorat — qui favorisera à n’en pas douter les arbitrages politiques à destination des personnes âgées et au détriment de la jeunesse. Tout cela réuni nous promet des lendemains qui déchantent et des conflits violents, lorsque la prise de conscience des injustices intergénérationnelles viendra et, avec elle, l’heure de solder les comptes.
Tout cela, sans conteste, est juste ; mais est-ce complet ? Peut-on en tirer notamment l’annonce d’une guerre inévitable ? Voilà un pronostic qui me paraît non seulement contestable d’un point de vue sociologique, mais dont les conséquences sont périlleuses d’un point de vue politique.
Il faut d’abord noter que la lutte des âges, qui peut régner dans le monde marchand et professionnel, s’arrête dès qu’on atteint les frontières du privé. Là-bas, c’est la compétition ; ici règnent la solidarité et l’entraide. Le grand souci des parents, c’est l’éducation et l’installation de leurs enfants ; le grand souci des enfants, c’est la vieillesse de leurs parents. Un « double circuit de transmission » (Claudine Attias-Donfut) s’est ainsi mis en place qui anime des relations mutuelles complexes et approfondies. La famille, même éclatée, individualisée, élargie — bref modernisée —, n’a pas perdu sa puissance de lien ; au contraire, jamais celui-ci n’a été aussi solide sur les trois repères objectifs dont on dispose : l’aide quotidienne, l’aide du réseau, l’aide financière. Sans doute tout n’est-il pas idyllique dans cette sphère, mais il règne un « nouvel esprit de famille », choisi et non imposé, que ne voient pas les prophètes de la lutte des âges.
Ou plutôt, certains d’entre eux le voient et souhaiteraient le briser par un prélèvement fiscal dissuasif. Pourquoi ? Parce que cet esprit serait socialement injuste, contraire à la seule véritable solidarité envisageable : celle de l’Etat redistributeur. Il est vrai qu’il existe une profonde fracture familiale, qui sépare ceux qui bénéficient de l’aide des proches et ceux qui en sont démunis. Lorsqu’il s’agit de « garder les enfants », de permettre une fin de mois difficile, de trouver le premier stage, de favoriser la première installation professionnelle et familiale, elle est souvent décisive, voire vitale ! Et la précarité vient souvent de cette absence.
Mais justement : pourquoi faudrait-il briser cette solidarité familiale par l’impôt ? Sans doute fait-elle de nous des « héritiers » (Thomas Piketty), mais n’est-ce pas dans ce lien familial métamorphosé que se trouvent les bornes les plus efficaces à l’hypercapitalisme et à la marchandisation généralisée ? A l’âge hypermoderne, la transmission (dont l’héritage fait partie), ce n’est plus le privilège d’Ancien régime, c’est le sens de la vie, la planche de salut ; et ce lien donne une perspective aux trajectoires existentielles au-delà de la compétition et du marché, au-delà même de la justice sociale. L’orientation politique à construire devrait davantage viser à pallier l’absence de solidarité quand elle fait défaut et à renforcer celles qui s’exercent déjà pour les rendre plus efficaces : « aider les sans-aide », d’abord ; et « aider les aidants », ensuite. C’est donc vers un schéma multisolidaire (A. Masson) qu’il faudrait s’orienter, où la solidarité publique accompagnerait la solidarité privée sans s’y substituer. Tabler sur le lien intergénérationnel, dans ce contexte de la nouvelle famille, ce n’est pas faire preuve de conservatisme, mais d’un progressisme prudent, attentif aux évolutions sociales, et sans doute plus efficace, même en termes d’équité.


Références : Claudine Attias-Donfut, Les solidarités entre générations, Nathan, 1995 ; Louis Chauvel, Le destin des générations, PUF, 1998 ; André Masson, Des liens et des transferts entre générations, EHESS, 2009 ; Thomas Piketty (et alii), « Inherited vs Self-Made Wealth : Theory & Evidence forme a Rentier Society », avril 2010, http://piketty.pse.ens.fr/fichiers/public/PikettyPostelVinayRosenthal%202010.pdf

vendredi 17 décembre 2010

La nouvelle idéologie de la peur

Chronique de P.-H. Tavoillot parue dans La Tribune, le 22/11/10

Des lycéens qui disent — en rigolant — combien ils ont peur pour leurs retraites ; des militants écologistes qui, pleins de courage, bravent les forces de police, pour exprimer leurs peurs des déchets nucléaires. Tels sont les derniers exemples — étranges — du triomphe paradoxal de l’idéologie de la peur dans nos sociétés. Pourquoi paradoxal ? Pour au moins deux raisons. Il est d’abord frappant de constater combien se sont multipliées les peurs dans un monde devenu pourtant sûr comme jamais dans l’histoire. Ce ne sont plus, comme jadis, les guerres, les famines, la mort brutale et précoce, le diable ou l’enfer qui effraient, mais le mal manger, le mal respirer, le mal boire, le fumer (ça tue !). Ce sont les OGM, les nanotechnologies, les sautes de la météo, etc. Aux grandes causes d’effroi d’autrefois se sont substituées d’innombrables petites phobies envahissantes et d’autant plus terrorisantes que leur œuvre est discrète. Jamais, chez nous, la guerre n’a été aussi éloignée, jamais la famine plus improbable, jamais on n’a été aussi sûr de parcourir tous les âges de la vie, jamais la maîtrise de la santé n’a été plus efficace… et, au lieu de nous en réjouir, c’est la trouille qui nous taraude pour le présent comme pour l’avenir ! Et, en plus, — second paradoxe — nous n’en avons même pas honte. Autrefois considérée comme une passion infantile (ou féminine), la peur était un vice dont l’homme adulte devait se libérer pour grandir. De nos jours, elle est devenue une vertu, presque un devoir. Condition de la lucidité, aiguillon de l’action, elle a acquis le statut de sagesse. Qui ne tremble point commet de nos jours le triple péché d’ignorance, d’insouciance et d’impuissance. Comment en est-on arrivé à une telle inversion ?
On peut avancer trois types d’interprétation.
1) Une première (d’inspiration nietzschéenne) mettra cette montée des peurs déculpabilisées sur le compte du déclin de l’Occident. Face au dynamisme juvénile des pays émergeants, les sociétés de la modernité tardive seraient devenues frileuses, plaintives et timorées, à la fois vieilles et infantiles. D’un côté, le vieillissement démographique produirait une baisse de l’énergie et une paralysie des attentes ; de l’autre, la fonction protectrice de l’Etat infantiliserait la société en sur-assistant les personnes. Bref, le triomphe des peurs révélerait la lente agonie d’un Occident pourri-gâté.
2) Une seconde lecture (d’inspiration tocquevillienne) insistera sur notre appétit insatiable du bonheur et du confort. Alors que les régimes aristocratiques étaient guidés par l’honneur des « gens biens nés », qui englobait l’esprit de sacrifice et le courage, les sociétés démocratiques égalitaires recherchent avant tout le bien-être et la sécurité pour tous. Or, le bien-être ne connaît pas de borne et sa préservation ne sait aucune limite. D’où cette conséquence inévitable : plus nous possédons, plus nous craignons de perdre. La montée des peurs est donc un effet mécanique de l’égalisation et de l’amélioration des conditions.
3) Une troisième interprétation (d’inspiration freudienne) verra dans la multiplication des peurs un moyen de répondre au vide spirituel de notre temps. Car la peur donne du sens et des repères dans un univers qui semble ne plus en avoir. A défaut d’avoir un avenir radieux, une horizon béni, — et nous sommes immunisés en la matière ! — il reste très utile d’avoir un horizon de non-sens ou un avenir piteux. La débâcle climatique, la catastrophe financière, la figure diabolique d’un président honni, … tout cela permet de redonner sens à nos actions et à nos vies. Bref, et c’est le troisième paradoxe : la peur rassure ! C’est ce que disait Freud à propos des phobies : leur multiplication nous permet d’échapper à l’angoisse causée par des conflits psychiques insupportables. L’angoisse, qui ne porte sur rien, ne peut être combattue, tandis que les peurs, qui sont limitées, peuvent être apprivoisées. On préfère, donc, avoir peur de quelque chose, plutôt que d’être angoissé par rien, c’est-à-dire par tout. D’où cette idéologie de la peur si puissante aujourd’hui. Elle est une idéologie, car elle offre, au fond, tout ce qui manque à nos sociétés désenchantées : elle fait sens (tout s’explique !), elle fait lien (tous ensemble !) et elle fait programme (agissons !). J’ai peur, donc je suis.
Déclin de l’Occident, passion du bien-être ou quête de sens ? Il y a sans doute un peu de tout cela dans le phénomène. Chacun pourra proportionner la dose de ces trois interprétations à sa guise, mais elles montrent que l’anxiété est profonde. Cela dit, il ne faudrait pas non plus se mettre à avoir trop peur de la peur. Car ces craintes, pour être multiples, n’en restent pas moins limitées. Certes elles bloquent, ralentissent, énervent, mais, mis à part quelques prophéties d’illuminés, elles font aussi l’objet d’un examen critique assidu. Toutes sont médiatisées par un débat, qui est parfois rude (réchauffement climatique, OGM ou nanotechnologies), mais qui n’a rien à voir avec les paniques meurtrières que l’Europe a connues à l’aube des temps modernes et que le reste du monde n’a pas fini d’expérimenter. Ce qui amène d’ailleurs à penser que le déclin de l’Occident est en fait tout relatif !

dimanche 28 novembre 2010

Séminaire Sorbonne « Devenir adulte - Rester jeune»

2010-2011 — Séminaire de P.-H. Tavoillot (Sorbonne)

« Devenir adulte - rester jeune »

La définition moderne de l’homme comme « perfectibilité » pose la redoutable question de l’âge adulte. En effet, comment pourrait-on parvenir à une quelconque maturité si l’essence humaine est d’être toujours en devenir ? L’exigence d’épanouissement permanent se serait-elle substituée à l’impératif d’accomplissement final qui caractérisait les sociétés traditionnelles ? Comment penser la place et la figure de l’adulte dans les sociétés démocratiques contemporaines ? L’enjeu n’est pas seulement éducatif ou éthique, il concerne aussi toutes les dimensions de la vie politique, puisque l’adulte est censé en être l’âge pivot.
Après avoir examiné au cours de l’année 2009/2010, « l’énigme de l’enfance », le séminaire de cette année sera donc consacré à la question de la jeunesse et de l’âge adulte. Comment définir l’adolescence et la jeunesse ? Quelles en sont les limites ? Comment penser leurs histoires et leurs philosophies ? Par quels processus entre-t-on aujourd’hui dans l’âge adulte et comment le définir ? Quelles furent et sont les différentes politiques européennes d’accompagnement en la matière ? Pour répondre à ces questions, ce séminaire alternera des conférences de chercheurs invités, spécialistes de ces questions dans les différents domaines des sciences humaines (histoire, anthropologie, sociologie, droit, psychologie, …), et des séances de travail thématiques. Il exigera une participation active de tous les étudiants inscrits. La répartition du travail et la constitution des groupes se feront lors de la première séance de chaque semestre.

⇒ Jeudi 14h-16h — Amphi Champollion (entrée 18 rue de la Sorbonne) ⇐

• Jeudi 7 octobre : La jeunesse dans les âges de la vie — Pierre-Henri Tavoillot

• Jeudi 4 novembre : L’éternel problème de la jeunesse d’aujourd’hui — Pierre-Henri Tavoillot

• Jeudi 18 novembre : Approche anthropologique de la jeunesse — Jean-Claude QUENTEL, Professeur à l’Université de Rennes II, auteur notamment de L’enfant, problèmes de genèse et d’histoire, Bruxelles, De Boeck, 1993, rééd. 1997 ; « L’adolescence et ses fondements anthropologiques » in Comprendre « Les jeunes » (ss. dir. en collab. E. Deschavanne, F. Dubet et O. Galland), n° 5, Paris, PUF, 2004.

• Jeudi 2 décembre : Qu’est-ce que la jeunesse ? Une approche philosophique — Eric DESCHAVANNE, chargé de cours à Paris IV, Membre permanent du Conseil d’Analyse de la Société, auteur notamment de Comprendre « Les jeunes » (ss. dir. en collab. avec F. Dubet et O. Galland), n° 5, Paris, PUF, 2004 ; Philosophie des âges de la vie, Grasset, 2007, rééd. Hachette Pluriel 2008 (en collab. avec P.-H. Tavoillot).

• Jeudi 9 décembre (9h30-17h30) : Colloque « Age et politique » au CEVIPOF (IEP) —
ss la direction de Anne MUXEL

• Jeudi 16 décembre : Problèmes et enjeux de l’histoire de la jeunesse — Ivan JABLONKA,
Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université du Maine, détaché au Collège de France, rédacteur en chef de « La vie des idées ». Auteur notamment de Jeunesse oblige. Histoire des jeunes en France (XIXe-XXIe siècle), PUF, 2009 (en codir. avec L. Bantigny) ; et de Les Enfants de la République. L’intégration des jeunes de 1789 à nos jours, Seuil, 2010.

• Jeudi 13 janvier : Les seuils juridiques : quelles politiques de la jeunesse ? — Dominique YOUF, Directeur du département Recherche études développement du Centre national de formation et d'études de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), auteur notamment de Penser les droits de l’enfant, PUF, 2002 ; Juger et éduquer les mineurs délinquants, Paris, Dunod, 2009.


————————— SEMESTRE 2 —————————

• 17 février 2011 : L’éducation de la jeunesse : qu'est-ce qu'un adulte ? — Pierre-Henri Tavoillot

• Jeudi 3 mars : Les jeunes et les valeurs — Olivier GALLAND
Directeur de recherche au CNRS — GEMAS, auteur notamment de Les jeunes Français ont-ils raison d’avoir peur ? A. Colin, 2009 ; Sociologie de la jeunesse, Colin, dernière édition ; « Adolescence, postadolescence, jeunesse : retour sur quelques interprétations » in Revue française de sociologie, 42-4, 2001, p. 611-640 ; Les jeunes, La découverte, 1999 ; Nouvelles adolescences, N° spécial d’Ethnologie française, 2010 ; L’individualisation des valeurs, O. Galland et P. Bréchon (dir.), A. Colin, 2010.

• Jeudi 17 mars : La psychologie de l’adolescence : état des débats — Dr Jean CHAMBRY,
Psychiatre et psychanalyste, responsable de l’unité « Urgences et liaison de psychiatrie infanto-juvénile » de la Fondation Vallée, CHU Kremlin Bicêtre, auteur notamment de Anorexies et boulimies à l’adolescence, Droin,

• Jeudi 31 mars : La question de la « culture jeune » — Paul YONNET (ss réserve)
auteur notamment de P. Yonnet, Le recul de la mort, Gallimard, 2006 ; Travail, loisir, Gallimard, 1999.

• Jeudi 28 avril : Jeunesse et politique — Anne MUXEL,
Directrice de recherche au CNRS (CEVIPOF), auteur notamment de Les jeunes et la politique, Hachette, 1996 ; L’expérience politique des jeunes, Presses Sciences Po, 2001 ; Les étudiants de Sciences Po. Leurs idées, leurs valeurs, leurs cultures politiques, Presses de Sciences Po, 2004, Avoir 20 ans en politique, Seuil, 2010.

• Jeudi 12 mai : Devenir adulte en Europe — Cécile VAN DE VELDE
Maître de conférences en sociologie à l’EHESS, membre de l’équipe de recherche sur les inégalités sociales ; auteur notamment de Devenir adulte : sociologie comparée de la jeunesse en Europe, PUF, 2008

• Jeudi 26 mai : — Conclusions

mardi 16 novembre 2010

Programme 2011

Chers amis du Collège de philosophie,

Voici enfin quelques nouvelles du programme 2011 !

La première séance aura lieu le Samedi 8 janvier 2011 (amphi Michelet, 14h-17h), Penser le commerce d'organes, avec Ph. Steiner, R. Ogien, Fl. Bellivier, V. Gateau, C. Billier.

Cette séance, animée et organisée par Cassien Billier, sera consacré à une discussion du livre de Ph. Steiner sur La transplantation d'organes, Gallimard.

Pour les autres séances voir le programme ci-contre.